I
Dans la cabine du conducteur

 

PDF Imprimer Envoyer

Embarquement pour une virée sur la ligne 7, en compagnie d’un jeune conducteur de train.

Poussée de la manette, direction la prochaine station, Pierre Curie. Dans le tunnel de la ligne 7, tous les feux sont au vert, c’est qu’on est bon. 50 kilomètres à l’heure dans la ligne droite, 40 à l’entrée de la station, 30 à mi-quai, arrêt. Puis le bouton rouge pour ouvrir les portes, coup d’œil dans le rétro, bouton jaune pour la fermeture. La mécanique semble monotone lorsque dans la cabine retentit une sonnerie. Non, rien, c’était juste une alarme pour rappeler au conducteur d’actionner toutes les trente secondes ce petit bouton, sur la gauche de la manette. Une façon de signaler au poste de commande centralisé (PCC) qu’il est bien là, éveillé.

Ainsi vont les journées de travail de Frédéric Rochdi et de ses compagnons conducteurs de métro. Parti du terminus Mairie d’Ivry, le jeune homme a pris ce jour-là son service à 12h15, soit en période C, pour « heure creuse » - A signifiant l’heure de pointe, B le matin et D le soir. « Quelle que soit l’heure, il faut rester concentré au maximum, souligne le conducteur. On n’a pas droit à une seconde d’inattention. » Ce jour-là, comme indiqué sur la fiche récupérée à son arrivée au Poste de manœuvre locale (PML) de Mairie d’Ivry, 6h15 de concentration seront nécessaires, entrecoupées, à chaque extrémité, par une pause minutée. Le trafic n’attend pas.

[...]La suite dans Le 13 du Mois #22

 

A lire aussi :
Ligne 14 | Ça passe par là ou ça casse
Quand Maison-Blanche était un bunker
Basket de rue sous rails
La station dortoir de la place d'Italie

 

Publié par Virginie Tauzin  le 09 Octobre 2012
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

///  Rubriques
Inscrivez vous à notre Newsletter

Warning: Invalid argument supplied for foreach() in /home/ledumois/www/modules/mod_mailchimp2/mod_mailchimp2.php on line 176
Impossible de trouver la liste avec l'id : a9e02de4df