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Katia Ogorodnikova, passeuse de théâtre biélorusse - Théâtre

 

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Entre la Biélorussie, son pays d'origine, et la Russie, Katia Ogorodnikova a construit sa carrière dans le monde du théâtre parmi les plus grands artistes de l'Est, en tant qu'actrice et metteuse en scène, puis aussi comme professeure de théâtre. Installée en région parisienne depuis l'été 2011, elle propose un stage d'interprétation autour de La Mouette de Tchekhov au Théâtre des Cinq Diamants, du 20 au 24 février 2012. À cette occasion, elle revient sur son parcours.


LE 13 DU MOIS : Vous avez effectué votre formation à l'académie nationale de Minsk. Maintenant que vous enseignez, reprenez-vous les techniques apprises alors ?

La formation biélorusse, qui est la même qu'en Russie, m'a en effet beaucoup influencée. Je m'inscris toujours dans la grande tradition basée sur le travail des maîtres que furent les théoriciens Stanislavski et Meyerhold. Pour eux comme pour moi, le jeu de l'acteur doit être en lien avec l'environnement extérieur, et tout rôle en accord avec la sensibilité de celui qui le tient. Très simples, ces préceptes sont nourris par de nombreuses techniques et théories, parmi lesquelles le chant, l'acrobatie, l'histoire du théâtre, la philosophie... Bien sûr, mes compétences ne sont pas égales dans tous ces domaines, aussi m'arrive-t-il de diriger mes élèves vers des spécialistes pour compléter leur apprentissage sur un point précis.

La rigueur de la pratique théâtrale biélorusse ne s'arrête pas là : elle va jusqu'à une forme d'élitisme qui peut sembler paralysant. Qu'en pensez-vous ?

Je suis pour, et je partage l'exigence de formation des professionnels du théâtre. C'est avec plaisir que, pendant mes cinq ans d'académie, j'ai suivi mes cours de 9 heures à minuit. En revanche, le concours qui clôt ces années d'études est tellement sélectif qu'il empêche la plupart de se lancer dans la création théâtrale. Chaque année, seules deux ou trois personnes réussissent le concours et se retrouvent habilitées à monter des pièces. J'ai eu la chance d'en faire partie, mais je préfère de loin le système français, où quiconque peut former sa compagnie. Car l'apprentissage n'est pas tout : il faut d'abord du talent, qu'un débutant peut très bien posséder.

 

Lire la suite dans Le 13 du Mois # 15

 

Publié par Anaïs Heluin
 

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