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Chéri, j’accouche à la maison

 

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Considéré par ses pratiquantes comme plus
respectueux des rythmes physiologiques de la mère et de l’enfant, l'accouchement à domicile, bien qu’encore marginal, séduit de plus en plus de femmes. À leur chevet, une soixantaine de sage-femmes libérales pour toute la France et, parmi elles, quelques-unes se sont installées dans le 13e.

Après avoir exercé dix ans en hôpital, Françoise Bardes a décidé il y a quinze ans d'accoucher les femmes à domicile, déçue par les « cadences » hospitalières qui empêchent de suivre les futures mères sur la durée et de « s'occuper correctement d’elles et de leurs enfants ».

La sage-femme reçoit dans son cabinet de la rue de la Providence. L’ambiance y est feutrée et relaxante, propice aux confidences. « Ici on se sent en confiance. Notre relation avec Françoise ne s'établit pas autour d'un bureau, mais assis sur un canapé », explique Isabelle, qui a accouché il y a trois ans et demi d'une petite Apolline et qui attend à 44 ans son deuxième enfant pour avril prochain : « C'est une relation à deux, et quand le bébé est là, à trois. Françoise est disponible à 100%. »

Une philosophie de vie

Pour cette mère une naissance à la maison est « empreinte d'harmonie, de simplicité et de respect ». Elle apprécie aussi que cette démarche laisse selon elle une plus grande place au père « trop souvent intimidés en milieu hospitalier. Or, c'est très important d'être ensemble. » Le suivi se déroule en trois étapes : suivi prénatal, accouchement proprement dit et suivi post-natal, incluant la rééducation périnéale. Pendant la grossesse, les futurs parents se rendent au moins une fois par mois au cabinet de Françoise pour échanger pendant près d’une heure.

Françoise observe que ses patientes n'ont « pas de profil sociologique particulier ». Elle suit aussi bien des patientes bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) que des femmes plus aisées. Si des impératifs spirituels poussent certaines communautés religieuses - juives, musulmanes et protestantes - à faire appel à ses services, d’autres femmes, en revanche, y recourrent par pure conviction. Ce sont des patientes qui considèrent leur corps et leur santé comme n’étant pas des objets médicaux et de fait, beaucoup de femmes, selon Françoise Bardes, déçues par le système hospitalier se tourneraient désormais vers elle. Aussi n’hésite-t-elle pas à qualifier l’hôpital « d’excellent pourvoyeur » de candidates à l’accouchement à domicile.

Une idée partagée par Chamssia, 23 ans, qui a accouché pour la deuxième fois avec Françoise fin janvier dans son appartement de Trappes. La jeune mère garde un souvenir « traumatisant de l'expérience impersonnelle de l'hôpital lors d'une précédente fausse couche et lorsque mon premier enfant risquait de naître prématurément. »

Lire la suite dans Le 13 du Mois # 15

 

Publié par Ornella Guyet
 

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