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POLITIQUE | Budget de la Ville de Paris : ça coince

 

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Soumise à des baisses de revenus plus ou moins inattendues, la Ville de Paris doit faire face à un trou de 400 millions d'euros pour boucler son budget 2015. L'équipe d'Anne Hidalgo propose un plan d'économies de 130 à 150 millions d'euros et des pistes pour de nouvelles rentrées d'argent. Mais ça bataille, de tous bords.

Quatre cents millions d'euros. C'est la coquette somme qui manque à la Ville de Paris pour boucler son budget 2015. Sur 8 milliards, le « trou » n'est pas négligeable. Dans l'équipe d'Anne Hidalgo, on se veut confiant : « Déjà, ce n'est pas un trou dans les caisses, mais un manque à gagner à trouver. L'équation est difficile avec les préalables sur lesquels on ne transige pas, mais nous y arriverons », explique Bruno Julliard, premier adjoint et élu du 13e. Yves Contassot, conseiller de Paris EELV, rassure : « Chaque année, quand on fait le bilan, on se rend compte que 200 à 300 millions d'euros ne sont pas dépensés. Notre besoin de financement réel est de 120 millions d'euros environ, pas de 400 millions. » Emmanuelle Becker, du Front de gauche, confie, elle, son « inquiétude » sur l'état des finances de la Ville et le programme d'économies avancé, entre 130 et 150 millions d'euros. « Pour quelqu'un qui expliquait pendant la campagne que 37 millions par an suffisaient amplement... », ironisait, de son côté, NKM lors du conseil de Paris d'octobre.

 

La capitale a décidé de se serrer la ceinture. Le plan n'est pas encore fixé, le vote final en conseil de Paris aura lieu les 15, 16 et 17 décembre. Plusieurs décisions fermes émergent  déjà : réduction du train de vie des cabinets, baisse des budgets d'entretien, revue complète des subventions accordées. « On organisera le redéploiement des administrations centrales et des fonctions supports, mais le service public ne sera pas touché », assure Bruno Julliard. Pour l'opposition comme pour les alliés du PS, d'autres pistes pourraient être explorées. Yves Contassot propose par exemple « de supprimer les voitures de fonction des maires d'arrondissement afin d'économiser deux millions d'euros par an, ou d'établir un « vrai » prix de stationnement, pas 13 euros par mois pour les résidents, mais 50 ou 60. » Il dénonce aussi des manques à gagner ci et là : les commerces de bouche exonérés de taxes d'enlèvement des déchets ou le cadeau de dix millions d'euros par an fait depuis des décennies à la fédération de tennis sur sa redevance pour Roland-Garros.

 

[...] La suite dans le 13 du Mois # 45

Publié par Philippe Schaller  le 12 Novembre 2014
 

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