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Par-dessus le périph | Les maires rouges font de la résistance

 

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Malgré l’érosion nationale du vote PCF, la banlieue rouge devrait le rester à l’issue des prochaines élections municipales. Tour d’horizon à un mois des scrutins, en gardant en tête que les choses peuvent encore bouger, les candidats ayant jusqu’au 6 mars pour se déclarer.

 

Finie la vague rose. Le mouvement qui, en 2012, a notamment coûté son siège au député Front de gauche (FG) de la 10e circonscription Pierre Gosnat, a reflué en même temps que la popularité du gouvernement. Et si le PS s’est lancé à l’assaut des bastions communistes de la Seine-Saint-Denis – la bataille s’annonce rude à Saint-Denis et à Montreuil –, ses représentants dans le Val-de-Marne ont globalement suivi les consignes d’alliance avec les gauches locales. Elles devraient permettre aux maires sortants de conserver leurs postes, malgré les nombreuses listes de gauche alternatives, dont les membres espèrent peser dans les futures majorités. Face aux sortants qui défendent leurs bilans, les programmes des challengers, de gauche comme de droite, tournent autour de l’emploi, de l’urbanisme, et de la sécurité. Cette dernière problématique pourrait profiter au Front national, qui a actuellement le vent en poupe, s’il n’avait pas autant de mal à boucler ses listes : le parti de Marine Le Pen n’en a pour l’instant présenté que cinq et n’en promet qu’une dizaine pour tout le département.

 

À Ivry, divorce prononcé entre PCF et PS

Dans le fief historique de Maurice Thorez, le communiste Pierre Gosnat devrait conserver le poste qu’il occupe depuis 1998 et qu’il brigue une nouvelle fois, malgré l’annonce d’un cancer du poumon en décembre dernier. Il n’aura cependant pas la partie aussi facile qu’en 2008, quand une union de presque toute la gauche lui avait assuré une victoire au premier tour. Sa liste, qui rassemble le Front de gauche, le Parti radical de gauche (PRG), Europe Écologie-Les Verts (EE-LV) et l’association Convergence citoyenne ivryenne, a en effet décidé de se passer du Parti socialiste. « Nous les avons invités à travailler avec nous, mais ils n’ont pas répondu », peste Medhi Mokrani, chef de la section communiste locale. La conseillère municipale Sandrine Bernard, suppléante de Jean-Luc Laurent, le tombeur de Pierre Gosnat aux législatives, conduira donc une liste PS qui défendra notamment la démocratie locale et la transparence des décisions. Pierre Gosnat devra aussi compter sans les trois conseillers sortants membres de l’association Écologie Ivry-Seine-Amont, qui s’inquiètent entre autres de l’avenir des riverains de la future zone d’aménagement concerté (Zac) Confluence. Pour leur part, le centre et la droite se sont rassemblés sous la bannière de Régis Leclerc (UDI).

 

Lire la suite dans le 13 du Mois#37


Publié par Jérôme Hoff  le 06 Février 2014
 

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