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LE 13 EN BREF

 

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LE METRO, TEMPLE DES AGGRESSIONS SÉXISTES

« Attention ! Ne mets pas tes mains sur mes fesses, tu risques de te faire gifler très fort ! » L'association Osez le féminisme détourne les slogans de Serge, le lapin du métro, pour lutter contre les violences sexistes dans les transports en commun. Depuis début novembre, elle diffuse une pétition en ligne (plus de 5 000 signataires récoltées en trois jours), afin que la RATP mène des actions de prévention contre les risques au même titre que la présence de pickpockets. 94 % des 150 femmes interrogées par l’association, dans le cadre d’une mini enquête, déclarent avoir été victimes de filatures ou de regards déplacés. Elles sont nombreuses, du coup, à changer de tenue vestimentaire avant de prendre le train. Selon la fondation Thomson Reuters, qui a, récemment, sondé le sentiment d'insécurité de 6 300 femmes majeures dans le métro de 16 capitales, huit Parisiennes sur dix pensent que personne ne les aiderait en cas d'agression…Si le métro de Paris y apparaît plus sûr qu'à Bogota, Mexico, Lima, Buenos Aires, Bangkok, ou Moscou, il est ressenti comme plus dangereux que le subway new-yorkais et l'underground de Londres. P.L.

PARIS VEUT SON « EXPO »

Paris organisera-t-elle l'Exposition universelle en 2025, après Milan, l'an prochain, et Dubaï en 2020 ? L'idée fait son chemin : quelques parlementaires et élus locaux poussent François Hollande à déposer une candidature officielle en 2016. « Comme les Français n'ont pas le moral », glisse Édith Gallois, conseillère de Paris UDI, élue du 13e et qui a fait de l’Expo 2025 son cheval de bataille, l'événement pourrait redonner un souffle positif au pays. » L'élue, refuse par contre que le contribuable parisien y mette de sa poche, préférant le mécénat. Pour Édith Gallois, cette candidature, appuyée récemment par Manuel Valls et le conseil régional, où elle siège aussi, serait « plus opportune » que celle des JO d'été en 2024, « plus coûteuse ». La bataille des grands projets est lancée. P.L.

HOLLANDE LANCE LA HALLE DE NIEL

 

Le président de la République a officiellement lancé le 22 octobre, le chantier de la nouvelle halle Freyssinet en présence de Xavier Niel, principal investisseur du futur incubateur géant. Devant un parterre de journalistes et d’invités triés sur le volet, François Hollande a donc, magie de la com’ politique oblige, posé la « première pierre » d’une halle déjà existante, qui plus est en béton armé ! L’occasion pour lui de revenir sur les lieux de son investiture à la présidentielle de 2012 et surtout d’assurer que « le lieu fera de Paris, l'une des capitales du numérique dans le monde ». Petit hic, certaines associations locales, qui s’étaient battues, dans le cadre du comité permanent de concertation de la Zac Paris Rive Gauche, pour la sauvegarde de la halle Freyssinet, auraient appréciées recevoir une petite invitation. D.E.

 

 

 

INCINÉRATEUR D’IVRY : JUSQU’À 2 MILLIARDS POUR SUEZ ENVIRONNEMENT ?

Après dix ans de réflexion, le Syctom, syndicat intercommunal francilien de traitement des déchets, a tranché sur l'avenir de l'usine de traitement des déchets située à la limite d'Ivry et du 13e, en service depuis 1969 (affaire suivie par Le 13 du Mois dans une enquête parue en mai dernier). Le 17 octobre, il a voté le projet de construction par Sita, filiale de Suez Environnement, d'un nouvel d’incinérateur, en lieu et place de la structure existante (qui traite 700 tonnes de déchets par an), ainsi que l'intégration d'un centre de tri mécano-biologique avec méthanisation. Ce qu’on appelle le TMB doit permettre d’isoler les déchets organiques afin d’en accélérer la décomposition, fabriquer ainsi du compost puis dégager de l'énergie. Seulement, clame le collectif écologiste riverain 3R, les fumées d’incinération sont polluantes et le TMB dangereux. Deux élues EELV siégeant au comité syndical s’opposent également au projet. Pierre Gosnat, le maire d'Ivry s'est, lui, abstenu lors du vote de son conseil municipal, tandis que ses membres l’ont rejeté à l’unanimité.

« Nous ne nous engageons pas », réplique le Syctom, prudent. Seuls l'élaboration des permis de construire et de démolir, le lancement d'études et de travaux préparatoires et la poursuite de l'exploitation de l'actuelle usine pendant six ans font partie d'une tranche ferme de 60 millions d'euros. Le reste sera voté sous condition, insiste le syndicat, sans en dire plus sur le calendrier. Le collectif 3R anticipe déjà des coûts pouvant atteindre les 2 milliards d’euros. « Je ne suis pas optimiste », souffle sa coprésidente, Anne Connan. « Le projet est ajustable », veut de son côté rassurer Mao Peninou, adjoint au maire de Paris (propreté), avant de lâcher : « Nous n'irons pas vers le TMB. » P.L.

 

 

Publié par Philippe Lesaffre  le 12 Novembre 2014
 

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