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POLITIQUE | PRÉSIDENCE DE L'UMP : LE CŒUR DES ÉLUS DU 13e BALANCE

 

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À quelques jours du scrutin pour élire celui qui prendra la tête de l’UMP le 29 novembre, les intentions de vote des militants de l’arrondissement se répartissent presque équitablement entre l'ancien président et son meilleur challenger, Bruno Le Maire. Même si un boulevard semble peu à peu se dégager pour Nicolas Sarkozy, surtout au niveau national.

 

Bruno Le Maire, président de l'UMP ? Personne n'y croit vraiment. Pas même ses plus farouches partisans. Dans le 13e, sa candidature est pourtant ardemment portée par Patrick Trémège, chef de file de la droite dans l'arrondissement : « C'est la personne qu'il nous faut, le meilleur candidat. Nous avons besoin d'une nouvelle génération. Nicolas Sarkozy galvanise les militants, mais il est brutal, je crois bien plus à un discours d'apaisement. » Une ambition soutenue par Laure Esquieu, conseillère d'arrondissement UMP depuis mars - et benjamine, à 22 ans, des élus parisiens -, qui a choisi Twitter pour afficher son soutien. « Je vote @Bruno_LeMaire pour la présidence de l'#UMP », a-t-elle posté le 16 octobre. Sobre, mais clair. Pas de raz-de-marée « lemairiste » non plus dans le 13e. Les autres élus UMP ont tous pris fait et cause pour Nicolas Sarkozy.

 

UN « CHEF » À LA TÊTE DE L'UMP

Le parti de l'ancien président, c'est celui que soutient avec conviction Anne-Sophie Souhaité, un temps pressentie pour mener la liste aux dernières municipales. « On a besoin d'un nouveau chef à la tête de l'UMP, face à la chienlit et au risque démocratique que l'on connait actuellement. Les gens doivent se reconnaître, et seul Sarkozy peut le faire. » « Face à une UMP exsangue, sans ligne, sans voix, il faut qu'une telle personnalité reprenne le parti, pas des hommes de second rang », lâche, lapidaire, Jean-Baptiste Olivier, tenté par la dissidence en mars dernier, puis rentré dans le rang. Les militants manifestent une très grosse attente de son retour, affirme-t-il. « Ce n'est pas du niveau de Nicolas Sarkozy de reprendre l'UMP », tempère Patrick Trémège. Anne-Sophie Souhaité ne tarit pas d'éloges sur Bruno Le Maire, « normalien, comme moi ». « Mais je doute qu'il parle à tous, il donne une image de personne trop brillante », regrette-t-elle à demi-mot.

 

[...] La suite dans le 13 du Mois # 45

Publié par Philippe Schaller  le 12 Novembre 2014
 

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